Amis peintres de l'humanitude et des environs de l'envie, même si la peinture nous bouffe elle ne fait que prendre un peu d'avance sur les petites bêtes.
Alors barbouillons en évitant de réflechir.
La rétine, la main et c'est tout.
"Je peins donc je suis"...... formule a la con !!! n'est-il pas?
"Je suis donc je peins" ...... ah bah voila ça c'est bon !!! n'est-il pas?
L 'art contemporain a la chance d'exister dans un monde de communication, de médiatisation.
Tous ces outils qui permettent à ces images de rester quelque part comme en survie artificielle.
Mais cette "fixation" n'engendre-t-elle pas une impossiblité d'évolution? Depuis quand n'avons nous pas vu de choses nouvelles? -je veus dire vraiment nouvelles-. Depuis quand n'avons nous pas assisté à des ruptures (dans la logique d'une continuation) telles que celles materialisées par un Monet, un Kandinsky, un Pollock, un Duchamp,un Peck ou un Combas?
Il n'existe maintenant plus que l'évolution de moyen. Faut il envisager le retour en arrière?
Sans doute devons nous réaccepter le sensible , l'évidence sensible et abandonner les élucubrations intellectuelles. Retourner aux "truismes" et aux banalités. Laisser tomber ce langage "clean", ces discours rigoureux et scientifiques qui deviennent vite langue de bois et appeler un chat un chat ,un vagin un vagin.
On passera pour des naïfs, des ploucs ou les idiots du village mais coupons court à ces discourts hyper intellectualisés des sophistes modernes et redonnons fougue, chaleur et vie à nos débats.Contentons nous de relater ce que nous vivons dans notre chair, dans une pratique, dans une douleur vécue, dans une impasse ou une déception.
C'est seulement de faire cela qui nous permettra de prendre des risques.
Je crois qu'il est temps d'affirmer le droit à la brutalité, à la naïveté, à une sorte de radicalité salvatrice dans l'art.
La peinture évidemment.
Comment ça la peinture? Ben oui !, quand on se vide de tout son "dedans" sans réflechir et qu'on regarde comme un simple spectateur le résultat ensuite.
Comment ça évidemment? Ben oui !, quand l'évidence sensible prend le pas sur les élucubrations théoriques.
Comment ça "La" peinture? Ben oui !, quand on considère la peinture comme l'ensemble d'une oeuvre ou d'une période donnée et qu'on arrète d'envisager la peinture "tableau par tableau" qu'on accroche gentiment au dessus du canapé du salon.
Et puis d'abord faut que je m'y mette. Comme si j'avais le temps de causer de tout ça avec vous qui n'y connaisser rien ! (provocation volontaire).
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